A QUI S'ADRESSENT LES BÉATITUDES  (Matthieu 5)

 A un groupe restreint : aux douze disciples, pour commencer.

Si nous lisons attentivement ce chapitre, ses premiers mots campent le décor: « Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne » (verset 1). S'Il avait eu l'intention de s'adresser à la foule, Il ne se serait pas isolé sur la montagne.

Le texte continue « et après qu'Il se fut assis, ses disciples s‘approchèrent de Lui ».

Le discours unique appelé « le sermon des Béatitudes » est long, et ce n'était pas en quelques minutes comme on peut en lire le texte en Matthieu qu'il fut prononcé.

Selon le verset 2 : « Puis, ayant ouvert la bouche, Il les enseigna et dit » : Car Il enseignait aussi autrement qu'avec des paroles : par sa vie, par son exemple. Cette fois, Il le fit avec des mots qui sont immortalisés, pour les douze, puis pour tous ceux qui sont des disciples.

La première béatitude chacun la connaît : « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux » (verset 3). Nous n'irons pas plus loin que cette première « condition » pour être admis au Royaume des Cieux.

Dans un Royaume terrestre il existe ceux qui font partie du gouvernement royal, et d'autre part, il y a tout le reste de la population.

S'adressant aux disciples, c'est-à-dire à ceux qui le suivent, comprenons que c'est bien à eux qu’II enseigne qu’il s'agit d’être pauvre en esprit. C'est l'exact opposé de la recherche intellectuelle poursuivie par les « disciples » officiels du christianisme, qui sont riches et ne ressemblent en rien à leur Maître !

Jésus n'a pas suivi des cours dans une Ecole religieuse de haut niveau sur la terre... Il a parlé le langage du peuple, se servant de paraboles simples pour enseigner les plus hautes Vérités.

En hébreu le verbe « AVOIR » n'existe pas. On ne peut pas dire par exemple: J'ai un livre, ou j'ai un enfant. On dit : « à moi un livre, ou « à moi un enfant ».

Autrement dit, le sentiment de POSSESSION personnelle n’existe en hébreu que pour Dieu, qui est le Maître de tout et de tous.

On comprend ainsi pourquoi Jésus a mis en PREMIERE place des béatitudes cette Pauvreté qui a pour synonyme « humilité ».

Il faut commencer par là si l'on accepte de répondre à l'appel pour devenir disciple de Celui qui fut « doux et humble de cœur » selon Matthieu 11, verset 29.

Cela encore n'est pas un langage qui plait aux foules... aussi Jésus ne l'a réservé qu’à ses disciples.

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