JESUS PORTANT SA CROIX (Jean 19 : 17)

La Croix : On la voit - On la porte - Elle vous porte

Jésus savait, Il avait vu dès le Ciel, avant même de venir sur terre, la CROIX. Il savait pourquoi Il quittait le Ciel.

Sachant cela, Il porta la croix, durant toutes les années où Il vécut ici-bas avant de la porter effectivement sur son épaule depuis le Prétoire jusqu'au Golgotha, croix sur laquelle Il fut crucifié.

On s'arrête assez rarement dans l'explication du texte « Jésus portant sa croix » de Jean I9 ; 17. Les autres Evangiles soulignent surtout que Simon de Cyrène a aidé Jésus à porter la croix. C'est ce verset de Jean, l'intime de Jésus, que nous allons méditer.

Un cher ami artiste peintre vient de m'offrir l'une de ses œuvres, je l'ai sous les yeux pendant que j’écris ces lignes : Jésus portant sa croix.

Essayer de vous la dépeindre est une gageure, un défi au bon sens, presque un sacrilège. J'essaie pourtant, dans un esprit d'intense respect et d'adoration, non à l'image, mais à la Personne centrale, notre Seigneur Jésus.

Il est courbé sous le poids ! Il vient de vivre une nuit d'intenses souffrances, connues de nous par le récit des textes sacrés.

Cela commence par la trahison du disciple infidèle, puis l’agonie au jardin des Oliviers, la comparution devant le Sanhédrin, (tribunal religieux), devant Pilate (tribunal politique), l’abandon de tous les apôtres, le reniement de Pierre, enfin revêtu de sa robe sans couture et de la couronne d'épines Il monte au lieu du crâne, courbé sous le poids !

Sur le tableau, le noble visage de Simon de Cyrène, dont le regard est fixé sur le Maître-Esclave des méchants, partageant le poids du bois de la croix ; d'autres figures présentent par leur expression les sentiments qui les animent : violence, questionnement, supplique ... et au centre, la noblesse personnifiée de Celui qui seul porte la souffrance qu’a apportée aux hommes le péché.

Il ne se plaint pas. Le texte évangélique dit même que, se tournant vers les « filles de Jérusalem » qui pleuraient et se lamentaient : Il leur dit : « pleurez sur vous-même ! »

Ce n'est pas en nous attendrissant dans notre sensibilité humaine que nous pouvons contempler le Juste qui meurt pour les injustes, mais seulement dans une adoration dépassant tous sentiments et tous raisonnements, adoration qui nous anéantit et permet à une autre dimension d’exister dans notre cœur, en silence, sans exprimer la moindre parole mais que Seul le Porteur de la croix voit en nous.

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