RESTER DANS LA MAISON (Luc 15:31)

 Choisir : rester ou partir ?

Deux appels retentissent aux oreilles du cœur de chaque individu : l'un vient de Dieu, l'autre du prince de ce monde.

Le Seigneur parle à voix basse et dit tendrement :

« Mon enfant, n'es-tu pas bien dans ma maison ? Ne jouis-tu pas de tous mes biens ? Que te manque-t-il ? Reste avec moi à la Maison. »

L'ennemi parle très fort, couvre la voix suave du Père et crie aux oreilles de la multitude : « Libère-toi ! Ne vois-tu pas que tu es l'esclave de ton père ? Suis le chemin de la liberté, affranchis-toi de son joug et jouis de la vie ».

Nul n'échappe un jour ou l'autre à l'obligation du choix. (Garçon ou fille).

Nous vivons au vingt et unième siècle de notre ère. L'appel de notre ennemi est mis au goût du jour et se formule ainsi : « Tu es adulte ou non ? Pourquoi restes-tu encore sous le toit paternel ? Tu es un homme, une femme, montre-le et pars dans la vie qui s'offre à ta liberté ». Voilà le résultat : la multitude suit ce conseil, quitte la Maison et établit sa propre maison dans une prétendue indépendance.

C'est l'image de tous les couples qui se forment sous l'œil médusé de parents qui ne peuvent que pleurer en se demandant pourquoi et comment les choses en sont là ?

La reine des paraboles utilisée par Jésus enseigne, à qui veut I’entendre, ce qui se passe en notre moderne génération et démontre ce que le sage Salomon a dit : «  Il n'y a rien de nouveau sous le soleil »… Comme c'est vrai !

Des millénaires avant le nôtre la méthode existait. Elle se formulait, certes, d'une façon plus prosaïque, mais le fond est strictement le même :

« Père, dit le jeune fils, donne moi la part des biens qui me revient ».

Il prend le magot et part pour l’aventure appelée liberté ... Là il s'aperçoit que cette liberté est une « liberté surveillée » par deux regards dont l'un est l'amour fidèle du Père, l'autre celui du menteur.

Le conflit dure et voilà que, contre son gré, un jour ou l’autre, le jeune esclave vient vers papa et lui dit : « Je suis un peu gêné, tu ne pourrais pas me prêter mille euros ?... Je te les rendrai le plus tôt possible ! »

Seulement, dans la Parabole, quand ce fils insensé s'est rendu compte qu'il avait fait le « mauvais choix », avant de revenir vers son père il s'est repenti. Aujourd'hui, quand ces rebelles viennent demander l'aide à la Maison qu'ils ont quittée, ils rencontrent, hélas ! la faiblesse d'un accueil que les parents appellent : « amour ». S'il était resté à la Maison, tout ce que le Père a était à sa disposition.

Oui, mais ... « et ma liberté ? Je suis un homme non ? »

Avant d'être un homme, tu es FILS. C'est ainsi que le cinquième Commandement est foulé aux pieds : « Honore ton Père et ta Mère ».

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