VOYAGER SANS VALISE (Philippiens 3 : 7)

C'est le désagrément d'un voyage : la ou les valises à emporter ! Ne rien oublier, ne pas trop se charger… et pour finir, à l'arrivée : « flûte ! J'al oublié le principal. »

Il me souvient d'avoir égaré en gare de Lyon, à Paris, une petite valise que maman m'avait confié (j’étais enfant) et, quand nous fûmes installées dans le compartiment du train, on constata l'absence de la valise.

Mais le sel de l'histoire est le suivant : dans la valise il y avait des objets de différentes valeurs. Mais, quant à moi, je me lamentais car j'avais demandé la permission à maman de mettre en sécurité, dans cette valise, des papiers sans valeur sur lesquels j'avais gribouillé quelques dessins.

Est-il possible de voyager sans valise ? Ce serait l’idéal car alors pas de danger de l'égarer. Il n'y a qu’un seul voyage, pensons-nous, où non seulement on peut se passer de transporter une valise, mais où il est impossible d'en avoir une. Vous l'avez compris, c’est le dernier voyage, celui où l'on quitte la terre pour entrer en Terre promise.

Maintenant mettons les choses à leur juste place. Tout ce qui m'est légitimement utile et nécessaire sur la terre m’est totalement inutile là où je vais. Par exemple : un seul objet qu’il ne faut jamais négliger quand on voyage : la brosse à dents... je n‘en aurais nullement besoin au ciel ! ainsi que de tout le reste « fourré » en hâte dans ma valise qui ne me servirait à rien.

Relisez les quelques versets dans Philippiens 3 à partir du verset 7, en gardant au fond de votre pensée l’image de la valise.

Que de choses primordiales nous enseigne l'Apôtre dans toutes ses lettres. Là il nous dit sa propre expérience, et nous savons qu’une expérience est plus convaincante qu'une théorie.

Après avoir énuméré le contenu de son « bagage » spirituel : de la race d'Israël, hébreu né d'hébreux, observateur de la Loi, en un mot tout ce qui représente les choses essentielles sur le plan religieux, voilà qu'il traite tout ce bagage  « comme de la boue » (v.8)

Nous sommes appelés à suivre son exemple : « j’ai renoncé à tout, dit-il, afin de gagner Christ. » On ne peut garder sa valise quand on est en voyage pour rejoindre Christ. Non seulement quand, l’Heure venue, nous quittons la terre, mais dès maintenant, car la victoire finale qui est « le but » demande auparavant d’aller au bout de la course. Et pour courir, dites !!  peut-on le faire chargé d'une valise ?

Posez-la où vous êtes, et courez ...

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